vendredi 15 novembre 2013

Pouce, Pipi et Compagnie!

Le 11 Novembre, c'est plus joyeux de manger des crêpounettes au chaud plutôt que d'aller pleurer sur des gerbes (de fleurs) à la mémoire de je ne sais quoi et de je ne sais qui. 

Les copinettes ce sont deux zouaves qui n'engendrent pas la mélancolie et qui me donnent le sourire à tendance fouriresque à longueur de semaine. Quand elles sont venues passer l'après midi dans mon humble demeure à 7 km du centre ville (wouh, lundi à la campagne!), ce fut un moment très agréable, avec casse-têtes en bois, instruments de musiques à gogo(zzzz), tampons à encre avec moult motifs à se tatouer de toutes parts et investissement de mon espace de vie de façon dansée. Une colonie de vacances permanente. Un éclat (chorégraphique) de joie de type trio. 

De type trio? AH OUAIS??? 








samedi 2 novembre 2013

Apparaître, Disparaître.









Qu'est ce que vider un espace? Qu'est ce qu'en investir un autre? Ce sont les questions qui s'imposent, aujourd'hui où je suis installée quelque part, un appartement qui me va mais que je songe déjà à quitter, pour aller ailleurs, toujours ailleurs, vous savez, là où l'herbe est plus verte. (Parce que, soit dit en passant, ma formation ne sera pas terminée à la fin de cette année scolaire et dans le plus sympa des scénarios, j'obtiendrais une place dans une école supérieure.) Ces notions d'arrivée et de départ, de début et de fin, d'apparition et de disparition me sont récurrentes dans ce monde où j'évolue. Dans la vie, du coup, et dans la danse.
A ce propos m'est évidement venu en tête le travail avec Claire Servant l'année dernière. Comment vider un plateau? Comment le remplir? On demande au danseur d'apparaître, d'être visible, de faire démonstration de sa danse. Être en scène, être dans l'interprétation, être présent. Jusqu'ici, rien d'incompréhensible. Et disparaître? C'est un terme fort, ce n'est pas rien quand même! Avec Claire, il s'agissait de se placer en bordure du plateau, tout autour, et d'adopter des attitudes qui ne soient pas démonstratives, chercher à être absent du déroulé de la danse. C'est la grande histoire de cet art. La disparition, l'éphémère. La danse existe le temps de son action. Un début, une fin. Une apparition, une histoire, une disparition, puis plus rien. C'est une chose que j'aime dans la danse: Ce qui se construit d'ordinaire est palpable, est un objet qui existera, occupera de la place, qu'il faudra conserver, entretenir, recycler... Ce que crée le danseur il l'emporte avec lui. C'est un pouvoir incroyable!
 "L'absence de trace pourrait-elle être l'une des signatures les plus authentiques de la danse contemporaine? Ainsi, il n'y a pas de bagage, il n'y a pas de voyageur. Il y a le voyage." Dominique Dupuy dans La sagesse du danseur.


Ces derniers jours, de mes contrariétés en forme de grippe, j'ai retenu deux, trois choses: Je vais me fixer des quotas de larmes trimestriels sans quoi je vais finir par imploser; je deviens désespérément sensible et perméable à tout ce qui se passe autour de moi; l'air de rien beaucoup de choses se passent en ce moment, moult travail à fournir, moult projets (de création en robe de jeu... à suivre!) et tutti quanti, alors j'ai peut-être un buste immense mais des bras minuscules, donc je peine à porter tout ça.

Tandis que l'amoureux pétrit une pâte à pizza pour me consoler d'avoir passé mes vacances sous doliprane, et que le chat, cet amour, me fait les yeux doux depuis l'autre bout de la pièce, j'écoute Stromae au casque parce que l'amoureux n'aime pas, en tricotant un pull ROUGE, parce que c'est beau.

Prochaine pèriode de création, après demain. Je veux bien, mais avant, je me tirerais bien deux ou trois fois l'infini vivre à l'heure solaire. Ce serait plus doux.