lundi 5 septembre 2016

Sans Titre. Et oui parfois on n'a pas d'inspiration Monsieur De La Vanne.

Je vous rabats les esgourdes avec ce groupe "post punk" exclusivement féminin depuis un moment. C'est vrai que je suis devenue assez groupie depuis que je les ai découvertes lorsque Fabrice Ramalingom a utilisé 5 de leurs morceaux dans la pièce qu'il est venu créer pour nous en janvier. Je ne sais pas, j'ai un élan de fanatitude, je suis le blog et le compte instagram de la chanteuse, je les trouve très classes, me prennent des envies de slims noirs, de coupe au bol et de bagues à tous les doigts... ça me détourne un peu de Charlotte Gainsbourg, elle a la paix pour un temps, le repos de ses oreilles qui sifflent un peu moins.
Elles ont du clito, ces mujeres. "Avoir du clito", expression utilisée par une cinéaste dans son dernier film que titre Causette pour son interview, me parle à moi aussi d'avantage qu'"avoir des couilles". Car non, les femmes n'en ont pas mais peuvent tout aussi bien en avoir dans le slip comme on dit.
Ces quatre là n'aiment pas qu'on précise qu'elles sont un goupe de rock composé exclusivement de femmes. Elles préfèrent qu'on dise un rock band et point final. C'est vrai que tant qu'on accorde du mérite aux femmes parce qu'elles réussissent là où on voit habituellement les hommes réussir, on nie leur capacité naturelle à réussir tout court. (J'avais la flemme de me lever de mon canapé et de tendre le bras vers mon dictionnaire des synonymes pour en trouver un pour le verbe réussir.)
Leur musique ne me rend à aucun moment mélancolique, même si certains morceaux le sont, un peu, je ne sais pas expliquer pourquoi. A tout moment si j'écoute leurs albums je deviens joie. Qui plus est, dès que retentissent l'un des 5 morceaux utilisés dans A New Wild Blossom, la partition est ancrée à mon corps et la danse vit à l'interieur, je suis avec les danseurs de Coline, mais sans tristesse, juste comme ça. Ils me manquent, c'était simplement beau d'être ensemble au service d'une partition, de celle ci particulièrement, à mon goût. La durée est singulière quand on danse une pièce écrite, qu'on la connait et qu'on la joue. C'est un état hors du temps. Je danserai à nouveau, bientôt, il faut y croire!

Je vous laisse avec mon morceau de l'été.




"Is it for you I serve, 
Is it for you I long, 
Is it for you the hours on my own?"

Savages_Slowning down the world