mardi 24 septembre 2013

L'école buissonnière.

Hopla Geiss! 

Anatomie pour le mouvement, Blandine Calais-Germain

(Constatez que j'ai réfusé le tuto balance des blancs que me proposait Pierre-Loup.
J'avais peur de rien piger. Non, en vrai, j'avais la flemme.)




Aujourd'hui, alors qu'effectif était un regain caniculaire, j'ai fait l'école buissonnière. Vous cherchez les alexandrins? Ce n'en sont pas. 
Danser 9 jours d'affilée, pour une reprise, c'était trop. C'est mon pied qui me le dit. 
Le premier réflexe fut le suivant: "Je ne vais pas aller bien loin si mon corps me lâche à la moindre pèriode intensive." Alors j'ai séché mes larmiches, ai fait des cataplasmes d'argile à gogo et ai accepté que ce qu'il me fallait, c'était du repos, un point c'est tout.


J'ai profité de cette journée pour étudier la morphologie du pied avec ma pote Blandine Calais-Germain, jusqu'ici je sautais ces pages parce qu'il y a trop d'os là dedans. 26 au total. On avait faux quand Yveline nous a posé une colle là dessus l'autre jour. ça m'a pas passionné mais j'ai essayé d'établir un diagnostic. Disons qu'il s'agit de tensions des muscles ou des ligaments du tarse anterieur, dite aussi zone du medio pied. Un ostéo rirait à gorge déployée devant mes postulats hasardeux. 

C'était l'obsession du jour, le rétablissement de cette petite blessure. Je me regarde le nombril et je m'inquiète pour mon propre sort. J'en suis désolée mais la danse pousse à un peu d'égocentrisme. S'écouter et se soigner. 

Sans transition ni rapport: j'ai constaté que ma prose alambiquée était aussi lourde que celle d'Alexandre Jardin, dont j'ai lu récemment quelques nouvelles navrantes. ça m'embête un peu. L'essentiel c'est de s'en rendre compte. Histoire de fond et de forme... A vous de voir.






mardi 17 septembre 2013

L'internationale sera le genre humain.

Une nouvelle année démarre sur les chapeaux de roue et pas un cours ne se passe sans que ne reviennent à ma mémoire des éléments transmis de près ou de loin par ces chorégraphes. Une vive nostalgie de ce temps de création me gagne, mais aussi une grande hâte d'entamer les projets à venir.

On s'était engagés tous les 13 dans cette rue, celle de la blague du monde, avec un plaisir immense, révélés à nous mêmes par la clairvoyance de Christophe et Jonathan.
Je pose à nouveau mes yeux sur la pièce de temps en temps, c'est un excellent souvenir.


Aujourd'hui et encore longtemps, appelez moi La Niña.


mardi 10 septembre 2013

Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour Ceriani.



A la plage avec Kundera.



Cet été, l'auto-grandissement est à l'honneur. Gagner des centimètres en se tenant droit et en mettant de l'air entre ses vertèbres, un truc de danseur, mais aussi un petit effacement du complexe d'infériorité qui me guettait et me faisait mal à la gorge. Tout naturellement, ponctuelles, les choses évoluent, alors que j'avais perdu patience. 

Entre autres performances inouïes pour une petite Ceriani courageuse mais pas téméraire:
- Faire du vélo sans les mains (qui l'eut cru?) 
- Lire un roman de 670 pages* avec régal (les résultats brillants de littéraire qu'on me connait devraient créer un étonnement pour ce point et pourtant, la rêveuse que je suis est incapable de lire vite, et, le comble, perd patience devant sa propre lenteur)
- Oser montrer ses dessins naïfs
- Savoir distinguer un cumulus humilis d'un cumulus congestus, en levant la tête vers les nuages
- Goûter au monde fascinant du travail, avec privation de liberté, astreinte à assiduité, être un peu adulte en somme...

*Crime et châtiment, Dostoïevski


Fière et forte de ces évènements, je ne regrette pas hier, je n'attends pas demain, je laisse couler le temps auprès de celui qui, je le sais, est la source inspiratrice de confiance qui me guide vers le haut. Ou vers la sérénité. 

mardi 3 septembre 2013

Avant/Après



 


 Nous sommes le 3 septembre 2013, la calendrier lunaire annonce que c'est un excellent jour pour une taille franche dans la tignasse. Et pour un départ pour le bord de mer. Mais ça, ce n'est pas le calendrier qui le dit.