| A la plage avec Kundera. |
Cet été, l'auto-grandissement est à l'honneur. Gagner des centimètres en se tenant droit et en mettant de l'air entre ses vertèbres, un truc de danseur, mais aussi un petit effacement du complexe d'infériorité qui me guettait et me faisait mal à la gorge. Tout naturellement, ponctuelles, les choses évoluent, alors que j'avais perdu patience.
Entre autres performances inouïes pour une petite Ceriani courageuse mais pas téméraire:
- Faire du vélo sans les mains (qui l'eut cru?)
- Lire un roman de 670 pages* avec régal (les résultats brillants de littéraire qu'on me connait devraient créer un étonnement pour ce point et pourtant, la rêveuse que je suis est incapable de lire vite, et, le comble, perd patience devant sa propre lenteur)
- Oser montrer ses dessins naïfs
- Savoir distinguer un cumulus humilis d'un cumulus congestus, en levant la tête vers les nuages
- Goûter au monde fascinant du travail, avec privation de liberté, astreinte à assiduité, être un peu adulte en somme...
*Crime et châtiment, Dostoïevski
Fière et forte de ces évènements, je ne regrette pas hier, je n'attends pas demain, je laisse couler le temps auprès de celui qui, je le sais, est la source inspiratrice de confiance qui me guide vers le haut. Ou vers la sérénité.
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