Le passe-murailles entouré de solides barricades que je suis se surprend ces derniers temps à être perméable aux éléments extérieurs. Je passe du coq à l'âne, mes émotions vacillent au fil des bonnes et des mauvaises expériences. De contrariétés en réjouissances, mon coeur fait d'incessants hauts et bas et je ne comprends pas ce qui m'arrive. C'est la pratique de la danse qui me révèle peu à peu cette nature sensible.
J'ai soumis dernièrement mon expérience d'apprentie danseuse au regard d'un jury et, sans m'y attendre, ai eu d'excellents retours. Ce n'est pas grand chose mais ça m'a chamboulée. J'avais besoin de l'entendre, ce "Vous avez des capacités Ceriani, maintenant bougez vous le c**!!!"
C'est si dur d'oser entreprendre un parcours hors des sentiers balisés, j'ai découvert il y a deux jours à quel point j'avais peur de me confronter au fait qu'il me fallait mettre les bouchées quadruples pour prétendre à quelque chose. J'attends que les choses se passent en jurant "j'y arriverai puisque c'est ça que je veux faire". Et ça ne suffit pas. Alors, au travail!
Je pense aux artistes et artisans qui choisissent de vivre d'un métier de vocation et songe qu'ils sont des êtres exceptionnels. Le fait de se diriger vers les choses qu'on aime est un acte qui relève du courage, voilà ce qui sépare ces gens là du troupeau.
Pour ceux que cela concerne (et il se trouve que j'en côtoie beaucoup):
N'y songez pas trop, pour rester humbles, mais sachez le.

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