dimanche 23 mars 2014

Noir salle. Lumière plateau. Rideau.
















  Les verres d'hier, après Verdière, furent rafraîchissants à souhait, malgré le besoin de sommeil.
Depuis la fermeture du rideau et la sortie du théâtre j'ai une sensation agréable et nouvelle: celle du travail accompli. Je me suis fait confiance, j'ai exécuté ce qui était écrit dans chaque chorégraphie, pas après pas, posant chaque geste avec minutie, j'ai interprété mes rôles. Ni plus ni moins. Sans précipitation, sans encombre, sans me mater le nombril, attentive à tout et à tous. Comme une danseuse en fait. J'ai fait ce que j'avais à faire (avec quand même quelques prises de liberté en forme de liqueur de poire). C'est peut-être le métier qui rentre.
Aujourd'hui dimanche certaines choses se mettent à plat. On (je) va (vais) pouvoir passer à autre chose. Personnellement, j'envisage d'être danseuse (Ah Ouais?). Ah je l'avais déjà dit? Pardon. Non mais je veux dire, danseuse vraiment, professionnellement. En me forgeant dès aujourd'hui un petit bouclier invisible pour parer les aspects un peu écoeurants. Parce qu'il y a aussi dans le fait de la représentation scénique un goût bien amer. De la poudre aux yeux et je ne parle pas du fard à paupières, je parle de faux semblants. Il s'agit de ne pas être dupe.

Les roses ça sent bon, mais c'est plein d'épines.






En souvenir de la semaine la plus longue de l'année, ces quelques photos pas très belles prises avec mon téléphone portatif qu'on appelle plus communément mobile ou portable. 

dimanche 16 mars 2014

Moi, tout est dans mon SAC! Par contre, c'est en vrac.






  Les conseils qu'on m'a donnés avant le week end: Dimanche profitez du soleil surtout, hein?
Ben nan! J'ai pas envie! J'ai passé ma semaine à m'agiter et je vous parle pas de la semaine qui arrive alors aujourd'hui que nenni. Je vais pas aller courir aux quatre diables.
J'ai préféré terminer un sac que j'ai commencé il y a... moult! (Mes délais de travail sont à géométrie variable) et voilà le résultat hasardeux d'un beau sac exeuuuuprès pour la danse (notez la petite demi pointe qui dépasse pour bien faire genre) pour mettre mes petits costumes dedans la semaine prochaine. Avec mon blaz' dessus. Niña ça va être mon nom de scène je l'ai décidé. 
  Je bois diverses tisanes plus ou moins écoeurantes du coffret "infusions parfumées" vendu avec notre théière éléphant/girafe en brodant à la va-vite sans trop m'appliquer (un travail appliqué n'est pas un travail de Ceriani, non décidément je ne sais pas faire) au top du glamorous avec mon cataplasme d'argile sur le genou sans lequel je ne vais pas assurer les 12000 heures de la semaine qui arrive. Avant ça je me suis fait offrir le petit dèj' par une boulangère qui n'avait pas l'air réveillée. Quand elle m'a tendu la monnaie de mon billet de 10 euros AINSI QUE mon billet de 10 euros je l'ai enfourné dans ma poche en disant merci... C'est pas honnêêêête! Ahahahahah! Il n'en faut pas plus pour égailler mon dimanche. 

Allez, petits moutons, allez profiter du soleil. Et de la foule dense et compact qui piaille et qui sent la friture! Moi je reste dans mon chez moi, y a du soleil au balcon, j'aurai bonne mine quand même.



dimanche 2 mars 2014

La Carmen tiene un cuchillo...

 


Carmen est mon personnage du moment. Parce que ma mère mettait parfois cet Opéra à fond dans l'appartement et chantait ces airs sous la douche ou ailleurs, j'ai l'impression de l'avoir toujours côtoyée, la Carmencita. Ces temps ci je la tutoie presque, j'écoute Bizet (la version avec Maria Callas), j'ai revu le film de Carlos Saura et lu la nouvelle du petit pote Mérimée. Elle n'est pas génialissime mais c'est pas mal écrit. Je ne critique même pas l'étude ethnologique maladroite à deux francs six sous parce que je crois que c'est bien typique de l'époque. Encore que lui, contrairement à d'autres, sont vraiment allés en Espagne avant d'écrire.
 Je tape un peu mes doigts sur mes castagnettes, cherche au fond du placard la pair de chaussures que j'avais utilisée à Grenade pour le stage de Flamenco, j'écoute Paco de Lucia (mort il y a quelques jours, les coïncidences...) BREF. Je rêve exotisme. Je suis romantique par excellence, et pas la nymphe de Nijinski! Ce n'est pas tout à fait la même époque!
Je suis comme ça et je n'ai pas fini d'en parler, nostalgique des époques que je n'ai pas vécues, des terres sur lesquelles je ne suis pas née.

On peut trouver ça très niais, Carmen. Je suis assurément niaisouille à mes heures. Je trouve ça poignant. La fille est impitoyable, téméraire et libre. Je voudrais porter tous les jours une longue jupe et un châle. Pour me déguiser en andalouse, comme quand j'étais petite et que je mélangeais un peu les alsaciennes et les andalouses mais qu'en tout cas, je voulais porter des jupes à volant et des fleurs dans les cheveux.




...Para el que se meta con ella.