Carmen est mon personnage du moment. Parce que ma mère mettait parfois cet Opéra à fond dans l'appartement et chantait ces airs sous la douche ou ailleurs, j'ai l'impression de l'avoir toujours côtoyée, la Carmencita. Ces temps ci je la tutoie presque, j'écoute Bizet (la version avec Maria Callas), j'ai revu le film de Carlos Saura et lu la nouvelle du petit pote Mérimée. Elle n'est pas génialissime mais c'est pas mal écrit. Je ne critique même pas l'étude ethnologique maladroite à deux francs six sous parce que je crois que c'est bien typique de l'époque. Encore que lui, contrairement à d'autres, sont vraiment allés en Espagne avant d'écrire.
Je tape un peu mes doigts sur mes castagnettes, cherche au fond du placard la pair de chaussures que j'avais utilisée à Grenade pour le stage de Flamenco, j'écoute Paco de Lucia (mort il y a quelques jours, les coïncidences...) BREF. Je rêve exotisme. Je suis romantique par excellence, et pas la nymphe de Nijinski! Ce n'est pas tout à fait la même époque!
Je suis comme ça et je n'ai pas fini d'en parler, nostalgique des époques que je n'ai pas vécues, des terres sur lesquelles je ne suis pas née.
On peut trouver ça très niais, Carmen. Je suis assurément niaisouille à mes heures. Je trouve ça poignant. La fille est impitoyable, téméraire et libre. Je voudrais porter tous les jours une longue jupe et un châle. Pour me déguiser en andalouse, comme quand j'étais petite et que je mélangeais un peu les alsaciennes et les andalouses mais qu'en tout cas, je voulais porter des jupes à volant et des fleurs dans les cheveux.
...Para el que se meta con ella.

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