J'ai vent de ci de là d'évènements navrants qui concernent le domaine de la culture, cette histoire avec Claude Ponti, et le petit brassage d'air du FN contre Tragédie d'Olivier Dubois. Le problème de ces gens là: la nudité. Ces gens qui en dépit d'idées un peu rétrécies sur le monde qui les entoure, appartiennent au genre humain et possèdent sous leur vêtements, je suppose, un corps, avec de la peau, des poils, des fesses, allez je ne vais pas vous faire un dessin. Les mots du chorégraphe: «C’est toujours triste de voir quelqu’un s’accaparer la culture pour soutenir un propos». Voilà. Des prétextes, toujours des prétextes, ils en ont besoin.
Ce qui m'interpèle, c'est qu'il n'y a pas que dans le discours des extrémistes que j'entends parler du nu avec dégoût. Si cela m'étonne, c'est parce que je suis une grande pudique, malhabile à se dévoiler, mais qui n'a aucune sorte de gêne face à la nudité des autres. La dimension taboue de la nudité est culturelle. Un corps nu n'est pas forcément un corps érotique! Il est la réalité, ce que nous sommes dans la plus grande simplicité.
J'ai beaucoup aimé Tragédie. Tout y concorde à clouer le spectateur à son siège, la musique, les lumières, une structure chorégraphique impressionnante de précision et la force d'interprétation des 18 danseurs. J'ai compris deux jours après le spectacle ce qui porte à mon goût une pièce au dessus des autres: c'est lorsque tous les danseurs ont ce qu'on appelle de la présence.
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