jeudi 3 septembre 2015

Angora, sois la soie...



J'apprécie le temps, ce flux continu qui s'écoule à son rythme, à savoir jamais le même. Quand il est libre, je l'aime d'autant plus. Et du temps libre, j'en ai disposé durant cinq semaines et deux jours du vingt-quatre juillet au premier septembre de l'année en cours. Soyons précis pour se comprendre.
Bon. Libre, libre, pas vraiment à mon goût car j'ai fait le choix de le passer en partie dans la maison de mes grands parents et lorsqu'on n'est pas seul, on ne décide pas soi même comment gérer les minutes. Quand je ne suis qu'avec moi-même que je commence à connaitre comme si j'étais cette personne, je fais un peu ce que je veux avec le temps. Il n'y a d'heure ni pour manger ni pour rien sauf pour le sommeil que mon horloge biologique a réglé comme du papier à musique. Quand bien même il m'arrive de lutter contre lui (le sommeil) pour un texte à finir, un coup de fil à prolonger, une ou sept bières à m'enfiler en lumineuse compagnie.

  Je peux raconter succinctement ce que j'ai fait de ce temps qui m'était donné. Je vous entends marmonner "on s'en taaaaaape" et vous tombez bien car je suis d'humeur enquiquineuse.
  Alors, qu'ai je fait?
  D'abord j'ai lu un peu et parmi ces ouvrages, il n'y en a aucun qui mérite qu'on s'y attarde mais je voudrais faire un aparté Charlotte car je considère qu'il n' y a pas assez de critiques négatives au sujet de ce roman. Quatre personnes de mon entourage familial sont unanimes à l'avoir trouvé génial et ça me donne envie de dire qu'à ce prix là (celui du bouquin), il y a moyen de trouver du papier en rouleau en quantité bien plus importante, du doux, qui n'irrite pas les fesses. Dans la littérature comme au cinéma, au théâtre, dans la danse, je n'aime pas qu'on me dise quand rire et quand pleurer et surtout pas avec une prose aussi navrante.
Dans ce même temps, plusieurs personnes (qui n'ont pas lu Charlotte) m'ont dit que j'écrivais bien et j'ai du mal à saisir ce que signifie bien écrire. Néanmoins je vais me poser sérieusement la question.
  Ensuite j'ai beaucoup dormi. Tout ce sommeil m'a remis les os à la bonne place.
  Encore ensuite, autrement dit, en plus de tout ça, j'ai promené mes dix doigts sur les cordes d'une guitare surtout parce que j'éprouve un plaisir absolu à chanter. 
  Enfin j'ai mangé, donc étalé souvent de la farine sur le plan de travail pour concocter des douceurs. J'ai mangé jusqu'à plus faim, Un peu trop comme toujours lorsque ma grand-mère me chouchoute. Mais le temps libre, ce n'est pas fait pour être raisonnable, n'est ce pas? Et moi quand je cuisine un fondant au chocolat, et bien je le mange.
Comme pour être fidèle à l'instabilité alimentaire qui me suit depuis toujours, j'ai un peu cessé de me nourrir dès que j'ai pu m'octroyer du temps à moi, un choix dicté par mon estomac lui même qui avait marre de tout sauf de salades enchantées multicolores.

Le temps est différent depuis que je suis à nouveau astreinte à assiduité, mais c'est avec euphorie que je retourne danser depuis mardi. Le temps, un vaste sujet dont je n'ai pas fini de parler, il me fascine, comme il peut faire de cinq semaines un coup de vent et d'une trentaine d'heures une éternité, en lui je me love.

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