dimanche 24 juillet 2016

J'ai 25 ans et je t'aime.

  J'ai pensé à cette phrase sur mon vélo dans les derniers jours de Coline. Je ne sais pas bien dire ce qu'elle signifie (bien que pour moi elle veuille dire beaucoup!) mais elle raisonne et me plait. J'imaginais l'article ici, avec juste une photo de moi un peu rock'n'roll torse nu avec ma veste de blazer pour cacher un peu tout ça et ma guitare flambant neuve que j'ai eu pour mon anniversaire très en avance car je suis une sale impatiente (je peux aussi dire que quand je sais ce que je veux, je le veux tout de suite et c'est signe d'une grande assurance!). Mais je n'ai pas d'appareil photo digne d'une vraie séance photo, pas non plus de pied (à photos) alors j'ai fait avec les moyens du bord. Je persiste à dire que je ne suis pas mauvaise pour les arts vivants mais qu'on ne peut pas en dire autant des arts plastiques... chacun sa spécialité.
"J'ai 25 ans et je t'aime", ça pourrait aussi être le titre d'un film, qu'on classerait au rayon comédie dramatique, pour quand je réaliserai mes envies de réalisation (c'est fait exprès cette répétition alors callate) alors attention, droits d'auteur interdiction de me piquer cette sentence!

  J'ai 25 ans et je me sens ici comme en pleine crise d'ado, à mettre des photos de moi, sous un vent un peu narcissique... Il y a que je me sens bien dans ma peau et aussi être devenue une grande fille. Soit dit en passant j'ai les pieds qui dépassent de mon lit je me demande si je n'ai pas grandi pour de vrai, à 25 ans, ça me fait un peu peur... mystère à élucider.
  En fait c'est la première fois depuis mes 19 ans que je ne crois plus avoir 19 ans. Ou 16. Sincèrement je me sens grandie. Principalement pour des raisons pragmatiques. Déjà ce nombre vingt-cinq me bascule dans le grand bain adulte rien qu'à sa couleur un peu bleu marine (les autistes de mon espèce comprendront). Ensuite, j'ai mon permis de conduire et j'ai achevé mon ultime session de formation, je suis à présent pour la première fois en vacances pour une durée indéterminée et en... attention notion inédite pour moi... recherche d'emploi!

  Mais le sujet n'est pas là.
J'ai eu récemment un débat philosophique sur la différence entre besoin et envie. Je racontais que j'avais appris à dissocier ces deux mots grâce à ma mère et à Balavoine. Dans la voiture où passait Sauver l'amour sur France bleu pays de Savoie (ça ne s'invente pas), elle me dit ce jour aimer beaucoup la phrase "qui pourra remplacer le besoin par l'envie?" et me l'expliqua.
Je viens, pour les besoins de l'article, d'écouter à nouveau ce morceau. Mes voisins doivent vraiment se dire que nos goûts musicaux sont incompatibles.
  BREF! Au fil de cette récente discussion m'est apparue la notion de besoin sous un jour nouveau. Il s'agit (aussi) de quelque chose que l'on veut s'approprier pour combler un vide que l'on ne sait pas remplir seul. Ai-je besoin, par exemple, de compagnie humaine chaque jour de ma vie ou suis-je incapable de trouver en moi la plénitude qui me rendra moins dépendante de la présence d'autrui? Je m'essaie ces jours ci à la solitude et un blues de circonstance me prend, contre lui je lutte. Je me suis défaite de beaucoup d'attaches, j'ai encore du chemin à faire pour être absolument bien avec moi-même. J'ai beaucoup grandi. L'équipe pédagogique de Coline, elle, me dit que j'ai rajeuni. C'est peut-être ça, oui, j'ai rajeuni!




J'ai 25 ans et je t'aime. 










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