Le fil de mes déplacements se poursuit avec un arrêt par la case Istres pour deux années. N'allez pas croire que la région PACA m'avait manqué, ni que les Bouches du Rhône m'attiraient follement. Non. Ce qui m'appelle là bas est cette envie de danser que je ne sais pas formuler mais qui est bien réelle. Je veux, ou j'ai envie, (à mon avis la nuance de formulation ne changera pas grand chose) que cela devienne mon métier, et Coline devrait pouvoir m'aider en ce sens.
A l'issue des trois semaines décès, euh... d'essai (ce jeu de mot est le lapsus le plus révélateur du monde) je ne suis pas décédée, et je suis très décidée.
Me voici donc débarquée dans un nouvel univers, dans lequel je n'ai pas la flemme de travailler (je vous jure!), je suis heureuse d'aller prendre mon cours le matin et je me dis "oh, déjà...?" quand sonne la fin de la journée. Révolutionnaire, non?
Je m'entends dire que mon regard est beaucoup trop froid et beaucoup trop figé, je dois en quelques sortes tout reprendre à la base: La forte présence qu'on m'avait promis que je dégageais glace certains d'indifférence. Mes airs de tragédienne à la Niña sont à présent à considérer sous un autre angle... Difficile de ne pas être dans cette attitude en dansant, en vérité, difficile d'être quelqu'un d'autre. Parce qu'aujourd'hui, afficher un visage enjoué et un regard souriant dans ma danse, ce n'est pas moi. J'ai vraiment l'impression de faire semblant! Il en va de mon rapport au monde. Ceux qui ont vu
Création en robe des champs savent que je sais être farfelue, drôle, cocasse, amusante, faire rire...(faire des pléonasmes me manque beaucoup mes amies de type trio) quand l'occasion s'y prête! Mais pour l'instant, je ne sais pas arborer le faciès de la meuf sous ecstasy en permanence. Néanmoins je vais y réfléchir.
Istres, c'est un microcosme où il y a toujours de la place pour 13 dans n'importe quel bar. Il y a un chouette théâtre avec une bonne programmation. Il n'y a pas vraiment d'automne. En tout cas je ne l'ai pas encore vu se profiler. Il y a un parfois du mistral, cependant. Il n'y a pas de vélos mais il y a des gens. Des gens du sud, avec lesquels c'est de façon générale un pour tous et chacun pour soi. J'ai dit de façon générale parce que j'ai bon espoir mais franchement... Il y a de jolis cabanons dans les hauteurs, pour se caler, au besoin, dans un havre de solitude salvateur. Il y a des passiflores à foison. Qui font des fruits! qui n'ont pas de goût. Il y a des hérons au plumage foncé, très beaux qui sentent bon. Il y a deux étangs, du soleil, des camarades danseurs adorables. Quand je serai istréenne dans deux ans, en juin 2016 quand je fuirai le sud toutes voiles dehors, j'écrirai un nouvel article bilan. ça peut être drôle. D'ici là je serai sûrement bilingue en anglais, je connais déjà trois mots: degree, master, rave party.
Sur ce, Ciao a tutti. Buenas noches and...
Be wild!
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